30 avr. 2015

Sorcière

Ces généralités qui sonnent parfaitement ou vous couvrent de ridicule selon les situations, qu'est-ce qui les rend différentes de celles qui s'avèrent toujours justes après des siècles? Leur longévité nous les rend précieuses, on croit comprendre qu'il s'y cristallise quelque chose de notre condition. Se leurre-t-on? Réfugiez-moi dans les interstices, les atomes passerelles que le regard omet parce qu'il les tient pour évidents et où se cachent les plus terribles "pourquoi?". Je me tiendrai là comme une aspérité douce et j'échapperai à notre sort commun de prestidigitateurs de pacotille.

29 avr. 2015

ombres

En la plupart des filles et des femmes, quelque soit le degré d'assurance dont elles paraissent faire preuve, on décèle au fond ou les nimbant comme un voile une sorte d'entité frêle et vacillante en quête de validation masculine. C'est elle qui les rend promptes à l'idolâtrie, les laissent prêtes, aussi, à être anéanties par une marque de rejet, un aveu de désamour. Sans doute y-a-t'il quelques femmes qui y échappent, s'en affranchissent vraiment, idéal lesbien des sixties, et leur beauté de femelle libre est je crois toute autre que celle que l'on a pris l'habitude d'idéaliser.

Pour toutes les autres, enfoncée comme une épine gorgée de poison dans le coeur, il y a la griffe crochue du désir patriarcal, il y a entravant leurs magnifiques corps d'êtres humains ces chaînes invisibles, ce bondage qui nous les rendent a la fois sublimes et veules. Excitantes et méprisables. Putes et saintes. Mères et chiennes. 
Accrocs à un système de valorisation qui en dépit de toutes les dénégations - empreintes de détresse -, nous asservit surtout. Pourvu qu'il reste au coin de l'oeil. Pourvu qu'on ne le regarde pas trop en face... Pourvu... que.... Qui...? Chhh...

Parlons de nos féminités.
Parlons mascara, jupes, courbes, vernis.
Parlons main-mise sur nos humanités.

27 avr. 2015

Avec l'âge on s'ampute on s'élague on se polit on gagne en maturité.

25 avr. 2015

Full circle

How can you be surprised of anything in a world where nothing really makes sense?

Children grow up in a world where they expect things to make sense, to be meaningful. Where they expect their parents to know what the hell is going on and that's the lie parents feed their children to obtain obediance.

Authority = I know better. I know.

The horror of the realisation of the ignorance of the parents pervades them very slowly as they grow up, triggering terrible fear.

Do we ever recover?

Authority is power and power can alleviate those fears.

Children become parents.